Oiseaux des gorges de la Rivière Noire. Trois espèces à connaître

La perruche de Maurice, le pigeon rose et la crécerelle de Maurice sont trois oiseaux liés à l’histoire de la conservation de l’île. Connaître leur silhouette et quelques critères distinctifs enrichit une promenade, même lorsque l’observation ne dure que quelques secondes.

Une grosse cateau verte dans les branches près de Pétrin
Photo by Michael Hanselmann

Observer avant de nommer

Arrêtez-vous à un endroit sûr sur un chemin établi, laissez votre regard s’habituer et cherchez les mouvements à différentes hauteurs. Notez la taille, la silhouette, les couleurs et le comportement avant de choisir un nom. Les jumelles permettent de garder ses distances. Une photo peut aider à vérifier l’identification plus tard, sans s’approcher.

Ces trois espèces constituent une introduction, pas la liste complète des oiseaux du parc. Une perruche verte n’est pas forcément une perruche de Maurice, ni un pigeon aperçu près d’une aire de pique-nique un pigeon rose. Si l’observation est insuffisante, mieux vaut garder le doute.

La perruche de Maurice

La perruche de Maurice, Psittacula eques, porte un plumage vert et une longue queue. Le mâle adulte présente une mandibule supérieure rouge, tandis que le bec de la femelle adulte est sombre. Le World Parrot Trust décrit cette différence ainsi que les marques de la tête et du cou du mâle. Les jeunes compliquent l’identification : la couleur du bec ne suffit pas toujours.

La perruche à collier, introduite sur l’île, peut prêter à confusion. Comparez l’ensemble de l’oiseau plutôt que d’identifier toute silhouette verte comme une grosse cateau verte. Celle-ci porte aussi le nom scientifique Alexandrinus eques.

Le pigeon rose

Le pigeon rose, Nesoenas mayeri, présente des couleurs plus douces que son nom ne le laisse parfois imaginer. Recherchez des tons rose pâle, des ailes brunes contrastées et des parties nues rougeâtres, plutôt qu’un rose vif uniforme. Une vue de l’ensemble de cet oiseau forestier aide davantage qu’un bref aperçu d’une tache colorée.

Les populations de pigeons roses du parc bénéficient du travail continu de la Mauritian Wildlife Foundation. Un oiseau proche des visiteurs reste sauvage. Ne lui donnez ni pain, ni restes, ni biscuits. Le nourrissage de conservation est encadré par les équipes de protection.

La crécerelle de Maurice

La crécerelle de Maurice, Falco punctatus, est un petit faucon à la tête brun châtain et aux parties inférieures pâles marquées de sombre. Son bec crochu et sa silhouette de rapace la distinguent des perroquets et des pigeons de la forêt.

Si vous repérez un rapace posé, observez-le sans passer juste dessous ni chercher à le faire envoler pour une photo. La distance, la lumière et la brièveté de la rencontre peuvent cacher des détails essentiels. Une note prudente et une photo prise depuis le chemin valent mieux qu’une identification trop assurée.

Préserver la tranquillité de l’oiseau

Parlez doucement, laissez de la place aux autres marcheurs et évitez de diffuser des chants enregistrés pour attirer les oiseaux. Ne touchez ni aux nids, ni aux nichoirs, ni au matériel de conservation. La présence signalée d’une espèce rare ne vous autorise pas à entrer dans un secteur restreint.

Remportez tous les déchets. Dans un compte rendu de 2024, la MWF raconte le sauvetage d’un pigeon blessé par un fil de nylon abandonné et explique que la nourriture des visiteurs compliquait sa capture. Signalez les observations utiles au Centre, sans publier l’emplacement précis des nids.

Mieux profiter d’une observation brève

Observez la taille, la silhouette, les mouvements et le chant avant de chercher un nom. Notez le lieu, l’heure et si l’oiseau mangeait, volait ou était posé. Une photo prise depuis le sentier aide à comparer les détails plus tard sans suivre l’animal.

Les jumelles sont plus utiles que de tenter de vous rapprocher. Laissez de la place aux autres visiteurs et baissez la voix. Gardez les emplacements précis des nids confidentiels. Pour une première visite, distinguer une perruche, un pigeon et un petit faucon est déjà un bon début.

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Nous attendons un rapport récent du National Park Information Centre. Faites confirmer l’accès à votre point de départ avant de partir.

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Vos questions

Est-on certain de voir ces oiseaux ?

Non. De nombreux facteurs influencent les observations. Choisissez une promenade qui vous plaira même sans rencontre avec une espèce particulière.

Toutes les perruches vertes sont-elles des perruches de Maurice ?

Non. La perruche à collier introduite peut lui ressembler. Croisez plusieurs critères avec une bonne observation et une référence fiable.

Puis-je nourrir un pigeon rose qui s’approche ?

Non. Gardez votre nourriture pour vous. Le nourrissage effectué dans le cadre de la conservation suit des protocoles précis.

Les sources de ce guide